Les conférences de la Journée Petite Enfance du 19 mai 2026 : « A mon rythme, le temps comme enjeu éducatif et relationnel »

A la suite de la Journée Petite Enfance 2026 de l’ACEPP83, nous vous proposons, en libre accés, la captation vidéo des conférences de Frédérique HIRN, psychologue clinicienne et de Laurent BACHLER, philosophe. Avec le soutien du CPNEF.

 Compte rendu de la Journée Petite Enfance 2026

« À mon rythme : le temps comme enjeu éducatif et relationnel»

La quatrième édition de la Journée Petite Enfance s’est tenue le 19 mai 2026 au Hameau de Montrieux, à Méounes-lès-Montrieux (83), et a réuni 23 participants autour de la thématique du temps comme enjeu éducatif et relationnel.

Après une présentation de la journée, deux conférences ont ouvert les échanges :

Frédérique Hirn, psychologue clinicienne, a exploré la construction de la représentation du temps chez le jeune enfant.

Laurent Bachler, philosophe, a proposé un éclairage philosophique sur la question du temps.

Ces deux interventions sont disponibles en intégralité sur le site de l’ACEPP83 :

Les conférences de la Journée Petite Enfance du 19 mai 2026

Les conférences ont été suivies d’échanges entre les intervenants et la salle, dont une partie est consultable en fin de vidéo.

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Les ateliers de l’après-midi

Deux ateliers ont ensuite été proposés aux participants.

Atelier 1 — Frédérique Hirn : le temps et les rythmes en crèche

Comment sortir des temps imposés et prendre le temps de la relation ? L’atelier a permis d’aborder plusieurs dimensions de cette question.

Besoins et rythmes individuels

Il s’agit de sortir des repères imposés par le collectif ou la « journée type » — l’exemple du change à la chaîne a été cité — tout en conservant des rituels, mais moins cadencés.

La question des activités

Une interrogation centrale a traversé les échanges : les activités proposées répondent-elles au besoin de l’enfant, ou au besoin de l’adulte d’avoir l’impression d’« avoir fait quelque chose » ? Une piste évoquée consiste à accepter de renoncer à certaines activités pour se libérer du temps et gagner en disponibilité autrement, en veillant à ne pas surcharger la journée et en ajustant les propositions selon l’âge des enfants.

Rituels et transitions

Plusieurs outils ont été partagés : rituels de transition (instruments, marionnettes), rituels d’arrivée et de départ, temps de regroupement comme marqueurs de transition. Concernant le cahier de vie et la transmission aux familles, la préférence va aux photos et vidéos plutôt qu’aux mentions type « en dispo ». La frise du quotidien a été présentée comme un outil à utiliser au cas par cas, non de façon systématique. La question de la durée de vie des rituels a également été discutée : à la longue, le risque est l’usure et l’ennui, menant à un désinvestissement — d’où l’intérêt de les faire évoluer, y compris pour les enfants eux-mêmes.

Les gains de temps possibles

Plusieurs leviers ont été identifiés : anticiper et organiser les activités en amont, alléger les activités, mutualiser certaines activités ou installations entre groupes, et assouplir le timing et les horaires. Ce dernier point est vécu différemment selon les équipes — source de pression pour certains, facteur rassurant pour d’autres — et dépend aussi des taux d’encadrement.

Les pressions liées au temps

La pression temporelle touche également les agents d’entretien, eux-mêmes soumis à des contraintes. Un besoin a été identifié : celui de temps de concertation pour mieux connaître les contraintes de chacun et prioriser collectivement.

Matériel et jouets

Enfin, plusieurs pistes concrètes ont émergé : limiter la quantité de jouets proposés aux enfants, faire participer les enfants eux-mêmes, et adapter le matériel pour réduire le temps de manipulation (par exemple au moment du repas).

Atelier 2 — Laurent Bachler : l’urgent et l’important

Ce second atelier proposait de s’approprier la matrice d’Eisenhower (urgent/important) en prenant comme boussole non pas l’efficacité, mais nos valeurs.

Méthode

Les participants ont classé leurs tâches et sujets sur une matrice à deux axes — important en vertical, urgent en horizontal — répartis en quatre quadrants, matérialisés par des post-it organisés en cercles de couleur. Cet exercice a permis à chacun de réfléchir à son organisation du temps au regard de ses priorités.

Une restitution finale a pu être faite en croisant les regards.

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